“Le plus important dans les arts martiaux, c’est de perdurer”. Je suis sûr que vous avez déjà entendu ce genre de maxime. Mais le souci c’est qu’il faut réussir à rester motivé. Je vais vous donner quelques clés pour réussir à rester aussi motivé que Daniel San dans Karate Kid, et ainsi continuer à progresser !

Dans notre dernier article nous avons abordé les règles de base du dojo, que vous pouvez aller voir ici. Si vous n’avez pas lu les précédents articles de cette série de 5 articles spécial débutants, voici ici le premier de la série : Pourquoi faire des arts martiaux ou sports de combat. Vous pouvez aussi retrouver tous les articles de la série dans l’onglet Guide du débutant du menu. 😉

 

 

Avoir des objectifs

 

Cible avec des flèches

 

Vous vous rappelez ce qui permet à Daniel-san de progresser tout au long du film ? Sa motivation ! il veut gagner ce tournoi et pour ça il est prêt à tout !

Avoir des objectifs concrets est quelque chose de super positif. Par exemple, quand j’ai commencé je voulais devenir chevalier d’or (bon après on m’a dit qu’on avait perdu les armures, du coup j’ai fait une dépression).

Se dire que l’on veut participer à une compétition dans 3 ans ou obtenir une ceinture noire en 5 ans, cela nous donne de l’énergie pour aller au dojo. Seulement comme ce sont des objectifs à long terme on peut les perdre de vue et se démotiver. C’est pour ça qu’il faut avoir des objectifs plus proches, comme réussir à faire tel mouvement en combat, obtenir la ceinture jaune, ou maîtriser un “kata” (un exercice qui vise à répéter certains mouvements seul ou à plusieurs). Comme ça vous vous voyez progresser pas à pas, sur du court terme et vous vous accrochez. Cela ne signifie pas que vous serez parfaits, faut pas rêver non plus hein :p

 

 

La vitesse de progression

 

Tout le monde n’apprend pas aussi vite que notre Karate Kid !

Pour rester motivé il faut se voir progresser. Si nous ne progressons pas, ce que l’on fait perd son sens. Cependant on ne va pas tous à la même vitesse et il faut accepter d’avancer à son propre rythme.

 

Une super heroine

 

Votre vitesse de progression dépend d’énormément de variables, on pourrait même dire qu’elle est propre à chaque personne, cela sert donc à regarder si vous allez plus vite que votre partenaire. De plus, si c’est San Gohan vous risquez d’être dégouté et de rentrer chez vous pour ne plus revenir, alors que si c’est Hercules Satan vous vous sentirez fort et vous ralentirez votre rythme d’entraînement. Bref, il n’y a rien de bon à se comparer aux autres, surtout que cela n’a aucun sens. Certains ont des prédispositions physiques ou peut-être qu’ils sont mieux disposés à ce moment-là mais que dans 6 mois c’est vous qui apprendrez plus vite (car vous serez passé par des épreuves qu’il n’a pas affrontées).

 

 

La pratique chez les adultes

 

Karate Kid d’accord, mais ça marche aussi pour karate man ou karate woman !

Femme qui montre du doigt

Apprendre un nouveau sport est quelque chose de difficile, encore plus pour un adulte. Eh bien oui, les adultes qui ont quitté les bancs de l’école depuis un moment, et parfois qui n’ont plus de supérieur hiérarchique, ils doivent réapprendre à écouter des ordres en se remettant au sport. Cela peut être difficile pour certains. Un enfant a l’habitude de sortir de sa zone de confort, on ne cesse de lui montrer des choses qu’il ne sait pas faire et de se confronter à des personnes qui lui apprennent. Mais un adulte peut avoir perdu ces habitudes.

Il va peut-être falloir vous faire violence au début. Alors pour peu que vous ayez en plus arrêté le sport depuis un moment, votre corps va vous le faire sentir (oui oui il y avait bien un muscle à cet endroit là, mais vous le sentez bien maintenant qu’il est courbaturé, non ?). Mais ces épreuves c’est votre chemin pour progresser. Accrochez-vous, cela forme le caractère comme on dit. ^^

 

Une femme se boxe elle-même
Ce que l’on fait à son corps quand on se remet au sport après un arrêt un peu trop long

 

 

La fréquence d’entraînement

 

Il faut faire des choix entre regarder Karate Kid et vous entraîner !

calendrier

Enfin ce n’est peut-être pas la peine de vous jeter dans un univers de souffrance dès le début en cherchant à pratiquer tous les soirs. Entraînez-vous déjà deux à trois fois par semaine cela sera très bien. Et si vous tenez le coup physiquement vous pouvez rajouter quelques exercices à la maison (vous trouverez tout au long de ce blog de quoi vous aider pour ça). Le plus important c’est d’être régulier dans votre entraînement. Il vaut mieux y aller une fois par semaine chaque semaine que 5 fois en une semaine chaque mois. Le corps a besoin de régularité pour se transformer, et le cerveau de temps pour mémoriser.

De plus vous risquez de passer à côté d’une certaine ambiance de dojo si vous ne venez pas régulièrement, et vous ne serez pas forcément intégré au groupe. Lorsque vous vous inscrivez en début d’année, mettez une croix rouge sur l’heure de votre entraînement et c’est aussi important qu’aller chercher les enfants à l’école ou aller faire les courses. Si vous voyez les choses comme ça vous arriverez plus facilement à vous y tenir. Il n’est pas nécessaire d’y aller trop souvent pour progresser (même si cela peut accélérer la progression). Par exemple si vous vous dites “je vais à cet entraînement toutes les semaines et à celui-ci toutes les deux semaines”, je pense qu’en 6 mois vous verrez votre progression.

 

 

Prendre du plaisir à l’entraînement, et accepter d’être nul !

 

Daniel-san a dû accepter sa faiblesse pour devenir meilleur !

Il faut que vous ayez du plaisir à aller au dojo. Si vous en avez autant envie que de ratisser le jardin sous la pluie, je ne pense pas me mouiller en disant que vous n’allez pas rester, et cela peu importe votre âge. Et si vous y allez trop dès le début vous risquez de vous en dégoûter (c’est un peu comme le bœuf sauté, c’est bon mais tous les jours c’est pas forcément le top). Il faut accepter de prendre le temps.

 

Homme qui fait la fête
On s’éclaaaaaaaattttttttteeeee !!!!!

Dans notre société on essaie de tout accélérer, de tout avoir instantanément (il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui mangent des repas pré-préparés industriellement). Mais les sports de combats, vous ne pouvez pas tricher avec, vous êtes face à vous-même (oui bon je sais parfois c’est pas joli joli), et il va falloir accepter de prendre du temps pour progresser. Vous allez opérer une transformation lente de façon à changer en profondeur et devenir le prochain prince des saiyens, euh pardon je m’égare. Mais comme les français sont apparemment des entêtés, vous devriez vous en sortir. 😉

D’ailleurs je vous donne une astuce qui permet souvent aux élèves de persévérer et de progresser lorsqu’ils débutent. À chaque fois que vous n’en pouvez plus durant un exercice, quel qu’il soit, dites-vous qu’à partir de ce moment chaque répétition vous fait progresser.

 

 

La condition physique

 

On a tous l’image de Daniel-san qui fait ce mouvement impressionnant de la grue à la fin du film ! Mais ça ne vient pas tout seul !

 

Homme qui fait un pistol squat sur une barre

 

Avoir une condition physique correcte est une condition sine qua none pour réussir à pratiquer. Mais cela ne signifie pas que vous devez en avoir une géniale dès le début. Lorsque j’ai commencé à pratiquer j’étais très asthmatique, et à chaque tour de salle j’avais besoin de ventoline.

Mon sensei, Dédé, m’attendait au coin avec celle-ci, il m’encourageait et me laissait le choix de la prendre ou pas. Aujourd’hui grâce à sa patience et plus globalement aux arts martiaux, je peux faire des sorties de 5km sans problème. Même si vous ne partez pas gagnant, accrochez-vous et vous évoluerez. 😉

Vous avez d’autres techniques pour rester motivés ? Alors ne les gardez pas pour vous et faites tourner ces infos dans les commentaires en bas de cette page, ça peut aider quelqu’un. Et partagez cet article qui pourra peut être aider une personne de votre entourage, en un clic c’est fait, c’est encore moins dur qu’une pompe. =)

On espère que cette série d’articles spécial débutants a pu vous aider, en complément vous êtes libre d’aller voir d’autres articles qui pourraient vous intéresser, comme ce premier article de notre défi s’entraîner partout pendant les vacances.

À très bientôt !

 

 

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2 Commentaires

  1. Il ne faut pas hésiter à en parler à son sensei. Avoir une baisse de motivation arrive régulièrement dans tous sport. Dans mon cas cela mes déjà arrivé, après une compétition de combat au sol, je m’étais retrouvé contre des personnes bien plus âgée que moi dont des personnes moins gradées. J’étais gonflé a bloque pour gagner. Je me suis retrouvé avant dernier de celui-ci, ce qui m’as fait tombé de haut et à remettre tous mes efforts en doute.
    Mes sensei ont remarqués que depuis la compétitions je n’avais plus le moral et ont décidés de venir en parler. Ils ont trouvés les mots juste pour me remotiver, en sachant que l’on apprend bien plus d’une défaite que d’une victoire, combattre contre des personnes dont on a pas l’habitude de combattre est enrichissant.
    C’est pour cela que je remercie énormément Marvin et Brice mes deux sensei préférés pour toujours être présents dans des moments comme cela :p

    • Merci pour ce partage Alexandre =). Un bon témoignage, qui est tout à fait vrai. Le rôle de l’enseignant est aussi important même dans la motivation. En cas de baisse de motivation n’hésitez pas à lui en parler il sera là pour vous épauler, surtout après une défaite comme dans ton cas. Mais comme tu le dis si bien, on ne perd pas vraiment, soit on gagne, soit on apprend ;).

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