Aujourd’hui, je vous parle à nouveau d’un stage d’Aïkido Kishinkai de Léo et Issei Tamaki que j’ai suivi. Depuis lors, je veux prendre la place de Léo Tamaki, mais je vous explique tout dans le détail.

Stage d’Aïkido Kishinkai

Ce stage durait une semaine, avec deux cours par jour. Mais je n’ai assisté qu’au dernier cours, mon emploi du temps ne me permettant pas de me libérer plus de temps. 

Il avait lieu dans le magnifique dojo de Noro-sensei. Il y avait des pratiquants de diverses origines. Bien entendu des Aïkidokas pratiquant le Kishinkai, mais il y avait également des personnes pratiquants dans la FFAAA (Fédération française d’aïkido, aïkibudo et associées), des Aïki-budokas, karatekas, boxeurs. Bref tout le monde était le bienvenu, même moi avec mon kimono (ou gi) noir.

Pour ce qui est des règles d’hygiènes en rapport avec la crise sanitaire en cours, rassurez-vous tout le monde à bien respecté le protocole et la pièce à été nettoyée avant et après la pratique. Cela n’a rien enlevé à la bonne humeur du groupe. 

aikido kishinkai stage

Les stages sont un excellent moyen de sortir de sa zone de confort, on vous en avez parlé dans cet article que vous pouvez consulter si vous voulez savoir comment progresser. 

stageaikidokishinkai

Ce stage c’est déroulé dans la bonne humeur, le Kishinkai porte décidément bien son nom “Le groupe qui approfondit dans la joie”.

Et c’est pour cela qu’on essaie de faire des résumés des stages que nous faisons. Vous pouvez par exempleretrouver le résumé de mon premier stage avec Léo Tamaki juste ici, et je ne reviendrai pas sur les points que j’ai abordés dans cet article. Nous allons aborder d’autres points importants que j’ai découvert dans ce stage d’Aïkido Kishinkai.

Ma découverte d’Issei Tamaki

Comme je vous l’ai dit, c’était un stage d’Aïkido Kishinkai, pas uniquement de Léo Tamaki. Son frère à donc fait la première partie ce dimanche matin. C’était la première fois que je voyais Issei, mais j’ai également eu la chance de travailler avec lui.

isseitamaki_sensibilite_aikidokishinkai

J’ai trouvé son intervention excellente, il a beaucoup d’humour comme son frère et ses explications sont très claires. D’ailleurs, je tiens à signaler qu’il y avait de nombreux étrangers dans ce stage, mais que la barrière de la langue ne semble pas avoir été un problème pour eux, grâce à la pédagogie des enseignants.

N’hésitez pas à aller le voir en stage, qu’il soit seul ou avec son frère ! 

Prendre la place de Léo Tamaki

Pourquoi prendre sa place ?

Non je ne perds pas la tête, non José n’a pas volé les codes d’accès au site pour écrire n’importe quoi. Dans ce stage d’Aïkido Kishinkai, j’ai compris qu’il me fallait prendre la place de Léo Tamaki. 

Calmez-vous, ne me jetez pas des pierres avant d’avoir fini ce paragraphe s’il vous plaît !

En fait, cela vient d’un conseil que j’avais déjà entendu lors du dernier stage avec Léo mais qui n’avait pas résonné en moi de la même façon. Il m’a dit :

Lorsque tu pratiques, sur cette technique tu dois vouloir prendre la place de Uke

Léo Tamaki

Et il me l’a fait sentir, il a littéralement pris ma place. Il s’est positionné de façon à ce que pour me préserver, je doive lui céder ma place. Donc, je veux prendre la place de Léo Tamaki pour récupérer ma place, tout simplement ! :p (Non, ce n’était pas du tout pour éveiller votre curiosité..) !

Efficacité de ce mouvement

J’ai trouvé cette démarche très dérangeante. Si vous couplez cela avec les notions que je vais décrire un peu plus bas, vous allez comprendre que j’ai été très perturbé (enfin encore plus que d’habitude…).

stage de aikido kishinkai

En effet, c’est très intrusif. J’ai rencontré plusieurs enseignants qui “prennent le centre”, chacun à une méthode qui lui ressemble. Celle de Léo à ceci de dérangeant qu’il nous pousse à sortir de nous-mêmes de notre emplacement pour nous préserver. Il nous empêche de produire une attaque en se plaçant de telle façon que nous ne pouvons pas lancer quoique ce soit sans nous mettre en danger.

En fait, plus qu’une prise de notre centre de gravité, j’ai l’impression qu’il nous force à l’abandonner plutôt que de nous battre pour le garder. C’est très intéressant. 

La dissociation : un moyen de l’appréhender

Un autre point sur lequel Léo et Issei ont mis l’accent durant ce stage, c’est la dissociation. Ne pas frapper avec tout le corps, mais seulement avec le membre qui est lancé. 

Effectivement cela génère moins de puissance, mais cela à l’avantage de rendre le mouvement moins lisible et plus rapide

Pour bien nous faire appréhender cela, ils nous ont d’abord fait travailler les mouvements au couteau (tanto) puis à mains nues. Il est plus simple de comprendre qu’un mouvement n’a pas besoin de puissance avec une lame à la main, puis de transférer cette notion aux pieds et aux poings. 

leotamaki_kishinkai

J’ai remarqué que l’ensemble des pratiquants de Kishinkai avaient tendance à faire des frappes insolites, non pas dans la forme mais dans le timing. Je pense que cela vient de cette dissociation.

Vu que je n’ai pas besoin d’ajouter la puissance du corps, je peux aller dans une direction et frapper sans mon corps dans une autre. Et j’ai aussi pu ressentir que certains développent une puissance assez importante malgré cette dissociation.

Entraîner la précision de son geste deux exercices fais durant ce stage d’Aïkido Kishinkai

En lisant mieux le partenaire

Nous nous sommes échauffés avec des exercices visant à améliorer notre lecture des mouvements de notre partenaire.

Je ne vous les expliquerai pas car je n’ai pas réussi à vraiment maîtriser ces gestes, mais j’ai senti qu’ils me forçaient à être plus sensible et attentif à mon partenaire. De plus, j’ai pu les ressentir et j’ai trouvé cela… perturbant et agaçant. 

Je pense que commencer par des exercices de lecture du corps du partenaire est un vrai atout pour améliorer sa technique dans son ensemble.

En gérant l’augmentation de la fréquence cardiaque

Nous avons fait plusieurs exercices visant à améliorer nos gestes durant une montée du rythme cardiaque. 

Je pratique régulièrement ce type d’exercice, qui est au coeur de ma pratique de Ju-jutsu Mushinryu, je n’ai donc pas été dépaysé sur ce moment. 

Cependant, je pense qu’il est important de vous le spécifier car cela permet de vous rendre compte du nombre de choses que l’on peut abordé dans ce stage. J’ai trouvé cela très efficaces sur l’ensemble des pratiquants, car j’ai remarqué au moins 4 points que cela a améliorés chez moi et nombre de mes partenaires.

1 – Être plus relâché. Plus on est essoufflé et moins peut rester contracté.

2 – Mettre plus de coeur à l’ouvrage. Avec la fatigue on n’a plus de pitié, on attaque sans réfléchir et sincèrement. Et c’est pour moi une clé importante pour progresser. Si vous voulez des conseils pour progresser dans le rôle de Uke je vous conseille de découvrir cet article.

3 – Ne plus réfléchir. Lorsqu’on travaille de façon trop statique on a tendance à trop découper les étapes (ce qu’Issei et Léo nous ont beaucoup fait remarquer). Lorsqu’on est dans un flux continu on n’a pas le temps de s’arrêter.

4 – Travailler la précision du geste. Lorsqu’on on a moins de souffle et qu’il faut se dépêcher on devient étrangement plus précis pour s’économiser et aller plus vite.

Comment nourrir ma pratique grâce à ce stage d’Aïkido Kishinkai ?

aikidokishinkai

La sensation de prise de centre est très intéressante (toutes les autres également, mais c’est celle qui m’a le plus parlé durant ce stage). Je pense pouvoir m’en nourrir pour améliorer ma discipline principale, le Ju-jutsu Mushinryu. Il y a des différences entre ce que je découvre dans un stage d’Aïkido Kishikai et ma discipline au quotidien, mais il y a surtout de nombreux ponts. Je pense qu’une fois qu’on a vraiment compris et maîtrisé une notion (et cela va me demander beaucoup de temps, mais je suis persévérant) on peut la retrouver dans toute chose. 

Ainsi, si techniquement dans ma discipline je ne dois pas prendre la place du partenaire, je pourrais tout de même travailler avec cette notion pour mieux le déséquilibrer. Pourquoi vous demandez-vous ? 

Car cette façon de casser la distance, de rentrer, est très intéressante, et je vais essayer de l’adapter. Je pense que la seule différence est la distance à laquelle on entre (mais ce n’est qu’une simple spéculation vu que je ne fais que découvrir l’entrée du Kishinkai). Et, même si ce n’est pas le cas, je dis toujours “Pour avoir le choix de faire ou ne pas faire telle chose, il faut savoir la faire, sinon on est obligé de ne pas la faire”.

Je vais donc essayer de m’améliorer sur cette notion et celle de dissociation, en m’y entraînant peu, mais régulièrement. Cela va être long mais cela me laisse le temps de progresser petit à petit.

Si cet article vous a plu, on vous invite à découvrir celui-ci sur le stage de François Guerrieri excellent pratiquant de Kali Eskrima Doblete Rapillon et de Nihon Taijutsu. Vous avez même cette vidéo d’un exercice qu’il nous a proposé.

À très vite !

Cet article est corrigé par Henri-Pierre Juguet. Nous le remercions pour son travail de qualité. Si vous aussi vous souhaitez un bon relecteur/correcteur, voici son adresse mail : 
hpj.correction.redaction@gmail.com

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